Capitaliste d’un jour (une journée au marché aux puces)

Après avoir fouillé tous les placards et être parvenus à rentrer nos 36 cartons dans ma Twingo (oui, on est des champions), mon dulciné et moi nous sommes mis en route, au soleil levant, pour le marché aux puces.

On trouve notre emplacement, on déballe nos affaires, et on commence à vendre (avec un peu de mal) nos vieux livres de cours, nos albums de musique au goût douteux, et nos quelques autres vieilleries… Bref, il est 8h du mat’, et je commate la tête dans le rectum, bien au chaud sous mon plaid. Et surtout, je prie pour que l’air se réchauffe un peu. Grave erreur.

14h: alors que je n’étais pas censée exposer ma peau au soleil, je me retrouve carbonisée comme un poulet rôti (avec le nez rouge qui me donne l’air d’un poivrot), tandis que mon cher et tendre devient aussi rouge qu’une écrevisse.

17h: On a tellement chaud qu’on décide de remballer (de toutes façons, on s’est fait assez d’argent et de coup de soleil.) On réussit à tout recaser dans ma Twingo (quand je vous dis qu’on est des champions); et là, comme dirait Frank Dubosc, c’est le drame

Mon côté boulet refait soudain surface. Je me mets au volant, je mets le contact et là… plus de batterie. Mais j’y peut rien moi, si j’ai mis la ventilation en route toute l’après-midi c’était pour essayer de ne pas finir carboniser! Donc la maman de Mr Chéri vient à notre secours, et après quelques minutes, miracle, on peut enfin démarrer. Oui sauf que

Liline le Boulet, acte 2. Je m’engage dans une rue au hasard pour essayer de quitter le marché aux puces, sauf que celle que j’ai choisi est « comme-de-par-hasard » bordée de stands de vendeurs. J’essaye donc de n’en renverser aucun, et de ne tuer aucun passants (même si l’envie est extrême), jusqu’à ce que la route deviennent bloquée par deux stands trop proche pour que même une Twingo ne puisse passer.

Demi-tour très serré dans la rue, des passants qui surgissent de partout et qui bloquent la voie,… Bref, après quelques minutes de galère, on retrouve notre voie et on rentre enfin.

Voili voilou, je me suis encore une fois prouvé que j’étais un gros boulet (qui pouvait gagner de l’argent en vendant ses vieilles barbies).

Mais pas grave, j’aime ça.

 

Gros poutous partout, Liline.

 

Non, je n’ai pas 12 ans et demi.

Bon, j’admets que mon mètre 57 et mon corps d’ado ne doivent pas aider, mais j’en ai ras le cornichon d’entendre des « Vous avez quel âge? » chaque fois que j’achète de l’alcool*, ou même des jeux à gratter (non, ce n’est pas une blague.) Et si encore je m’habillais façon collégienne-t-shirt-rose-à-paillètes-et-noeud-dans-les-cheveux-et-tout-et-tout-tavu, je pourrai comprendre. MAIS NON.

Ok, j’avoue que j’ai la même poitrine qu’une fillette de 12 ans et un visage de bébé (avec les grosses joues qui vont avec), mais ce n’est pas une raison valable pour me dire: « Ah, je pensais que t’avais 15 ans. » Du coup, ya parfois des jours où j’ai envie de taillader des caissières avec ma carte d’identité et mon permis de conduire. Sauf que oui, là par contre, je suis en âge de faire de la prison, d’avoir des amendes, de ne plus pouvoir bénéficier des chèques cadeaux du CE de mon père, de travailler, (enfin, encore faut-il pouvoir trouver un travail…).

Bref, I’M A FUCKING ADULT, BITCHES!

*Je ne suis pas une alcoolique hein, faut pas croire.

Si toi aussi on te prend pour un(e) ado pré-pubère, c’est que tu défonce tout-de-sa-mère-la-flûte.

Bien cordialement,

Liline

Un long dimanche de municipales…

En tant que bons citoyens (si si, on y croit), vous étiez donc censés profiter aujourd’hui de notre merveilleux droit d’élire nos représentants chéris. Vous vous êtes donc rendus comme moi dans le bureau de vote le plus proche pour le premier tour des élections municipales (ou l’unique tour, si vous habitez comme moi dans un village de 3 habitants et demi, où on possède le large choix de voter pour le maire sortant OU pour l’autre et unique liste, menée par un inconnu, un alcoolique, et par une belle ribambelle de cas sociaux désireux de s’intéresser un minimum à la vie politique de notre joli village).

Et donc, après avoir profité d’un beau dimanche de soleil, de pluie, de grêle et d’orage, je me suis joyeusement rendue au bureau de vote, toute contente de pouvoir enfin exprimer mon opinion politique, (étant donné que les dernières élections présidentielles ont eues la bonne idée d’avoir lieu quelques jours à peine avant mes 18 ans). J’ai suivi le monsieur un peu enrobé en direction des enveloppes, et j’ai fais semblant d’avoir l’air d’une adulte parfaitement responsable et qui sait ce qu’elle fait. (Alors que dans ma tête, c’était un peu: « ELLES SONT OU LES LISTES?/ YA QUELQU’UN DERRIERE LE RIDEAU?/ ET SI JE ME TROMPE DE PAPIER JE FAIS QUOI? POURQUOI L’ENVELOPPE SE FERME PAS? »).

Enfin, après avoir commis mon habituelle gaffe (faire attendre le monsieur de l’urne 5 min avant de comprendre qu’il attendait que je mette l’enveloppe dedans), j’ai quitté joyeusement le bureau de vote, et je suis rentrée chez moi, plus ou moins fière d’avoir accomplie mon devoir de citoyenne modèle.

[Je voulais écrire quelque chose, mais j’ai oublié, donc passons…]

Bon sinon, pouvoir voter pour quelqu’un qui n’écoutera ses citoyens que d’une oreille après avoir été élu, c’est tout ce que je gagne à être officiellement adulte?

Voilà, si toi aussi t’as été voté aujourd’hui, T 1 CITOY1 KI DÉCHIR!

Bisous, coeur, love, ect.

Liline